Winds Doors Poplars

Rodolphe Alexis & Stéphane Rives

℗ 2014 Herbal International - 1401

VITAL WEEKLY / number 936 / week 24

Frans de Waard


Field recordist Rodolphe Alexis already had some releases available through Gruenrekorder (see Vital Weekly 837 and 909) and here he works with Stephane Rives, the soprano saxophone player. They work strictly separated from each other; the two have no connection in a studio. At least that's what I understand. The two have been sticking their musical pieces together quite randomly. It works together quite well, I think. On the one hand these field recordings, all described on the cover, recorded between 2010 and 2012 in France, Hungary and Spain and which have a fine texture. The rumblings of gates, wind, railway lines and such like work great with the saxophone playing of Rives. In 'Autorail' it's very lengthy, very noisy almost in a sine wave like manner, and sometimes almost like being entirely absent in 'Poplars'. Perhaps only in 'The Poets House', we hear the saxophone more dominantly than the field recordings. This could a hit and miss release, but I think in these five pieces it works wonderfully well. The whole John Cage/random approach wasn't also convincing to me, but obviously there is a possibility I am wrong. This might be such a case.




REVUE & CORRIGEE

Cyrille Lanoë - Septembre 2014


Un projet initié par Rodolphe ALEXIS autour de field recordings effectués durant une année, et collectés afin de devenir un projet qu'ils définissent eux-mêmes comme syntaxique. Afin de mobiliser l'écoute. Cinq pièces, quatre lieux en France, Hongrie et Espagne. Des lieux industriels (une usine française), mécaniques (« Autorail », ligne de chemin de fer hongroise), la maison du poète (« La casa del Poeta », en Espagne), et la forêt hongroise. Plusieurs portes d'entrées (allusion au titre « Warehouse Doors ») à l'univers des deux compositeurs. Ça crisse, ça rebondit le métallique, ça bourdonne même. Une prise de son superbe où vient se poser le saxophone de Stéphane RIVES. Dans la retenue du souffle court. Une électroacoustique fluide circulaire. Où chaque son a sa propre place dans une coordination sonore remarquable. Cette première pièce nous dresse donc le tableau des ces 4 pastilles sonores agréables. Ça y est, on prend le train, on y est. On serait surtout dans une musique de film. Le saxophone vient imiter le signal sonore annonçant le départ du train, dans une confusion intrigante au point de vue du timbre bien sur. Les essieux circulent comme les sons aigus du saxophone. Un travail très intéressant sur ces mimétismes sonores entre le mécanique fixé et le souffle soprano de Stéphane. Les prises de sons me font penser à Bernhard Günter (d'ailleurs dans les remerciements du livret) et Jean François Laporte. Ou encore Dave Philipps avec cette prise en forêt hongroise, dans une interprétation presque traditionnelle de percussions aux timbres indiens. Juste après la respiration venteuse de la maison du poète en Espagne. Si j'ai été largement enthousiasmé par le disque de Nick Hennies (Work, Quakebasket records), ce disque me touche tout autant, même si dans un registre différent. Encore que...